Hirondelles bicolores - pendule - hirondelles noires - mangeoires tournesol - mangeoires chardon

le 22 avril 2004


Les bicolores
Malgré notre passion et notre empressement à voir les bicolores s’installer, elles ne vont pas plus vite pour autant. La nature a des règles qui soulèvent parfois notre impatience.

Thérèse Dion de St-Hilaire avait l’air bien déçu d’en accueillir une bonne douzaine tout récemment sans qu’elles ne visitent ses nichoirs. En fait, à cette période de la saison on a seulement droit à celles qui ont occupé le nichoir l’année précédente. On peut reconnaître ces oiseaux du fait qu’il n’y a aucune hésitation à entrer dans le nichoir. On a alors l’assurance qu’il s’agit bien du couple de l’an dernier. Les autres prennent un temps fou avant de se laisser apprivoiser à ce que sera leur nouvelle demeure.

Pour les nichoirs en attente d’un premier couple, il faudra patienter encore un peu. En général, ce sont les juvéniles qui occuperont les nouveaux nichoirs. Bien qu’elles soient en route, elles mettront encore deux à trois semaines avant d’achever ce périple migratoire. Les juvéniles nicheront donc plus tardivement que les adultes.

En milieu rural, ou encore près des rivières, on peut espérer attirer un premier couple jusqu’au 15 juin. Les autres, qui demeurent à l’intérieur des terres, dans les secteurs résidentiels particulièrement, peuvent espérer un premier couple tout au long du mois de mai.

Évidemment, ces périodes de nidification varient d’une région à l’autre. Les gens de la côte Nord ou de la Gaspésie feront bien d’aiguiser leur patience. Les bicolores suivent le climat et c’est la présence des insectes qui guident leur migration. J’ai déjà eu l’occasion de constater un écart de 3 à 4 semaines entre les nichées de Montréal et celles de Havre-St-Pierre. Voilà une autre bonne raison de prendre note des dates d’arrivées et des résultats des nichées.

Note:
Ceux et celles qui sont en attente d’un premier couple de noires ne doivent absolument pas laisser les bicolores contrôler le nichoir. Quand les noires se présenteront, elles risquent bien de se faire chasser sans revenir.

Merle d'Amérique
Un couple de merles d’amérique est à bâtir un nid dans le sapin de ma cour. J’y reviendrai.

Tourterelle triste
Une pauvre tourterelle triste ne pouvait pas être aussi triste ce matin. Elle récupérait tranquillement dans une plate-bande. Les plumes du cou étaient tachées de sang, une aile aussi. Heureusement, elle pouvait encore voler. Un chat ou un épervier?

Les bicolores, encore
Aujourd'hui, J'ai fait une visite rapide sur mon site à St-Hyacinthe. Bruno me signalait qu'une soixantaine de bicolores occupaient le ciel ce matin. Cet après-midi, deux en vue seulement et très haut dans le ciel. Par contre, deux hirondelles noires sont venues saluer notre présence. On ne les a pas revues ensuite.

Un couple de bicolores a déjà débuter la construction de son nid. Déjà? Cette petite famille risque bien de nous abandonner très vite. Par chance, il y a 19 autres nichoirs qui prendront la relève. Trois couples en vue ce matin chez ma fille Anny, à Otterburn Park. Elle m'a sorti du lit et je crois bien que les voisins ont dû l'entendre s'exclamer. Ici, rien encore.

Hirondelles noires
En dernière heure, message de Genève Lamontagne de Lavaltrie "J'ai oublié de vous mentionner hier dans mon courriel, qu'à l'émission 888-oiseaux à Radio-Canada samedi le 24 avril à 15.30 heures, il y aura une petite partie consacrée à ma colonie d'hirondelles noires de Lavaltrie. Cette entrevue a été filmée le 3 juin 2003 dans ma cour".
Nous serons présents Genève. Pour ceux et celles que ça intéressent, Hironbec sera présent à "LES OISEAUX EXPOSENT", les 1 et 2 mai 2004, à Marieville. Plus de détails plus tard.