Retour sur 888-oiseaux
Vous avez vu l'avant dernière émission de 888-0iseaux ? On y présentait les hirondelles noires de Genève Lamontagne. Ce n'était pas la première fois que je voyais des noires à leur condo et ce ne sera certainement pas la dernière non plus. Pourtant, j'étais comme un enfant quand les premières images sont apparues à l'écran. Pour dire franchement, je dévorais l'écran.
Il y a de la magie chez ces oiseaux, ce petit quelque chose d'invitant dont on ne peut plus se passer une fois qu'on a fait leur connaissance. C'est une réelle fascination que seuls les amateurs d'hirondelles noires connaissent bien. Comment vous décrire ce réel plaisir de les voir évoluer? Elles vous ensorcellent à ce point que vous en perdez la notion du temps.
Bravo Genève pour cette belle réussite et pour ce trop bref ravissement qu'il nous a été donné de goûter. Comme tu le disais si bien, la proximité du fleuve est un avantage indéniable pour intéresser des hirondelles noires aux petites maisons que nous mettons à leur disposition. Chez vous, la nature y est si riche que même les bernaches refusent de poursuivre leur route migratoire. Elles avaient l'air à l'aise en se dandinant comme ça sur l'herbe verte.
Une suggestion
À mesure qu'une colonie d'hirondelles noires se développe, il y a des chances que les prédateurs soient aux aguets. C'est une manne irrésistible pour les quiscales et les geais bleus, les éperviers et les crécerelles. Depuis quelques années seulement, nous savons que la profondeur des compartiments doit dépasser les 6 pouces, pourtant réglementaires depuis les années 1960. Pour développer une colonie et la conserver, il est souhaitable de déjouer les prédateurs en ajoutant de la profondeur aux compartiments.
Ceux et celles qui s'intéressent aux noires et qui n'ont pas encore réussi à attirer un premier couple feraient bien de convertir leur condo en jumelant deux compartiments. C'est plus économique que de changer de condo et cela pourrait faire toute une différence.
François Fleury, de St-Paul-de-L'Ile-aux-Noix, en sait quelque chose. Le premier couple de noires est arrivé à son condo le 13 mai dernier. Il attendait désespérément ses hirondelles depuis huit ans déjà et jamais une seule n'avait osé s'approprier le site.
Pourtant, sa région est riche en hirondelles noires et il aurait dû attirer un premier couple au cours des trois premières années. Pour le début de cette saison, François avait doublé les profondeurs des compartiments. Évidemment, il s'en félicite. Vous auriez dû l'entendre clamer sa joie au téléphone!!!
Un petit mot sur les bicolores
À ceux et celles qui accueillent des bicolores et qui les voient disparaître de longues heures durant, il ne faudrait pas vous inquiéter. Une fois les nids achevés, la femelle n'est pas nécessairement prête à pondre. On voit le mâle à l'occasion qui tente de la féconder mais pour autant, il n'y a aucune raison pour les retenir plus longtemps au nichoir. Elles se paient donc du bon temps avant que la ponte ne débute.
Puis un bon matin, le mâle restera seul sur le fil et vous croirez que sa compagne l'a déserté. Bien au contraire, elle sera tapie dans le fond du nid à couver amoureusement les cinq œufs fraîchement pondus. Généralement, l'incubation des œufs débutent seulement le jour précédant la ponte du dernier œuf.
Pour les autres qui sont encore en attente, il est plus que temps de revoir votre façon de faire.
Comme déplacer le nichoir, le hausser, changer son orientation, vérifier que le pendule ne soit pas trop sensible et bloquant ainsi l'accessibilité au nichoir.
Aux amateurs dont les moineaux ont surgi en même temps que les bicolores commençaient à s'intéresser au nichoir, il n'y a pas à hésiter une seconde, il faut piéger. Pas une seule hirondelle ne parviendra à occuper le nichoir alors que des moineaux s'y intéressent. Même si le nichoir est pourvu d'un pendule, pas une seule ne résistera bien longtemps aux moineaux qui convoitent le même lieu. Il n'y a pas l'ombre d'un doute, il faut agir.
Tous et toutes n'acceptent pas ce remède radical mais pour les autres qui en sont capables, je vous recommande la méthode de mon ami Raymond.
Il fait traverser le nichoir d'une longue corde en la sortant par l'entrée. Au bout de la corde, il attache un bon chiffon qu'il laisse pendre en dessous du nichoir. Et puis, vous avez deviné la suite, quand le moineau ose se faufiler à l'intérieur, il suffit de tirer la corde depuis sa cache pour que le chiffon obstrue l'entrée.
Pour ceux et celles qui n'ont pas la disponibilité requise en attendant que l'heureux manège se produise, il y a toujours le piège Hironbec qui peut faire le travail pour vous.
Ici, les bicolores sont à l'heure des amours. Le pauvre mâle s'exténue à servir sa compagne. Il y met tant d'énergie et de maladresses que cela me laisse croire que ce sont des juvéniles à peine sortis de l'adolescence.
Encore trois ou quatre jours, peut-être moins, et la coupole toute ornée de plumes blanches accueillera les premiers œufs. Je me demande encore où elles peuvent bien trouver toutes ces plumes. Au sujet des plumes, amusez-vous à leur en offrir vers la fin de la construction de leur nid.
Les nids de ma cour
En plus des bicolores, il y a le couple de merles d'Amérique qui nourrit ses bébés depuis trois ou quatre jours. C'est incroyable comme ils en font des voyages pour rassasier cette marmaille grandissante. C'est l'oiseau préféré de ma Lise, elle profite de leur constante présence.
Et puis du nouveau encore, la chance me coure après, un couple de tourterelles a sérieusement débuté un nid dans le grand cèdre d'en avant.
Voici mon petit couple tel qu'apparu au premier jour de leur visite, le 9 mai dernier
Note: Les photos ont été prises à travers une fenêtre.
N'oubliez pas de signaler la date d'arrivée de vos bicolores et des NOIRES aussi.
On a accès à l'album des photos des amateurs à partir du titre Album de photos des amateurs que vous trouverez à la page d'accueil du site Hironbec.
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