Des amateurs heureux
C'est France St-Pierre de Massueville qui est contente ce matin (dimanche). Après avoir perdu la femelle de son troisième couple, elle
vient d'en gagner une autre. Mais oui, son troisième nichoir n'est pas resté vide très longtemps. Ce matin même, aussi tardivement qu'un 13 juin,
la femelle débutait la construction de son nid. Elle en a de la chance notre amie France. Trois couples sur son terrain.
Elle défie les règles de la nature ma foi.
En tous cas, ça prouve qu'on peut espérer un couple aussi tard qu'un 13 juin. Le cas n'est pas unique. Un nouveau couple s'installait aussi le 12 juin chez Laurier Poissant de Napierville.
Mais c'est certain qu'il se fait un peu tard, surtout pour ceux et celles qui demeurent en milieu urbain.
Mes bicolores
J'ai visité le nichoir ce matin, je trouvais que la maisonnée était un peu trop tranquille à mon goût. Du bout des doigts, j'ai compté cinq bébés tout chaud. Comme j'ai déjà compté six œufs à la fin de la ponte, il devait s'en trouver un plus frileux qui se réchauffait sous les autres. Ils ont sept jours aujourd'hui. Je surveille le moment opportun ( vers la quatorzième journée) pour ouvrir les petites fenêtres sur un côté. J'aimerais bien les prendre en photo. Surtout que je peux me faufiler derrière la fenêtre où elles nichent,
à peine à 50 centimètres des yeux. J'ai déjà commencé à faire pivoter le nichoir pour que les oisillons soient dans le champ de ma caméra quand ils se montreront la tête pour réclamer la bouffe.
Aimeriez-vous qu'ils soient vos voisins?
Avec les deux nids de merle qui habitent ma cour, je ne m'attendais pas du tout à en trouver un troisième. Non non, pas un nid de merle cette fois. Devinez quelle est l'espèce qui s'est aventurée dans mon rosier grimpant? Cette plante atteint le dessous de la toiture de la remise et juste là, il y a un amoncellement de branches, d'épines et de roses. C'est vrai, beaucoup d'épines qui donnent du mal à la femelle quand elle atterrit dans son nid. On dirait qu'elle marche sur la pointe des pieds pour éviter de se piquer. Le mâle en fait autant en sautillant avec précaution. J'imagine qu'ils sont à l'abri des prédateurs dans un tel recoin plein de ronces. Si les épines sont une embûche constante, les roses en parfument l'entrée. Voilà un mâle attentionné à sa belle à qui il offre rien de moins qu'un tapis de roses.
Je ne vous ai toujours pas dit quels sont ces oiseaux qui nichent comme ça à deux pas de la balançoire.
On a juste à lever la tête pour les apercevoir au bord du nid à se faire des mamours. La ponte n'a pas encore débutée mais ça ne devrait pas tarder.
Le mâle s'égosille à chanter ses ritournelles tout le long du jour. C'est là un signe évident que les amours suivent leur cours.
Notre balançoire est munie d'une toiture et le mâle ne peut nous voir quand il atterrit dans le jeune arbre fruitier d'à côté. Il n'est guère plus éloigné de nous qu'à un tout petit mètre. On voit alors briller son œil espiègle qui vient de nous apercevoir de son perchoir. Ses plumes sont vraiment magnifiques et il lance à répétition ce petit cri caractéristique qui annonce sa présence. Sa tête se décoiffe un instant, comme s'il relevait les sourcils. Puis, il s'envole en douceur, sans crainte, sans peur, confiant qu'il a choisi le bon site.
Avez-vous trouvé? Ce n'est pas un tangara, pas davantage une oriole. Ce n'est pas un merlebleu non plus. Bien que ce dernier m'ait rendu une très belle visite il y a deux ans. Il a visité les trois nichoirs de la cour. Ah comme j'étais content d'admirer cet oiseau en bleu. Je bricolais dans mon atelier quand il a surgi sur le nichoir tout à côté. Il est resté un bref instant, juste le temps de se poser qu'il repartait déjà. C'est comme une
tentation à laquelle on n'a pas le temps de succomber.
Mais oui, un couple de cardinals a élu domicile ici. Le prince de la cour est dans mes roses. Je ne vais certainement pas m'en priver. Voici le rosier en question. Son nid est à gauche tout en haut. Ne le cherchez pas, on ne le voit pas. La photo date de l'an dernier.
De l'espoir pour les noires
Mais oui, la patience de Yoland Montreuil est récompensée. Un premier couple est à faire son nid. Ceux qui sont encore en attente peuvent espérer. C'est encore le temps d'accueillir des juvéniles. Cinq nouveaux couples se sont ajoutés sur notre site à St-Hyacinthe, en une seule semaine. Pas mal!! Faites jouer la cassette!
À propose de cassette, Alain Garneau m'a fait parvenir des informations intéressantes pour attirer les bicolores. Je vous en reparle dans un prochain billet.
Des nouvelles photos sont présentées dans ce billet. Voir la rubrique à droite: Robert Champoux et Paul Favreau.
Note: Rapport du deuxième rendez-vous des hirondelles un peu plus tard cette semaine.