Hirondelles bicolores - pendule - hirondelles noires
mangeoires tournesol - mangeoires chardon
Recommander


Mon clin d'oeil

Un peu d'espoir pour les amateurs d'hirondelles noires
Je le répète souvent et c'est tellement vrai, il y a de l'espoir pour ceux et celles qui sont en attente d'un premier couple. Après les pertes importantes des récentes années, la population de cette espèce est nettement en croissance. On le remarque surtout auprès de ceux et celles dont la colonie a miraculeusement survécue en 2001.

Que ceux et celles qui sont encore en attente se réjouissent, leur patience n'aura donc pas été vaine. L'heure des comptes va bientôt sonner. La saison des récoltes approche, tranquillement, sans tambour ni trompette mais il me semble qu'elle sera prometteuse à en juger par les résultats, encore sommaires, de la présente saison. Jugez-en par vous-mêmes.

Genève Lamontagne de Lavaltrie témoigne de son succès:

Voici le bilan de la saison 2004 à ma colonie d'hirondelles noires située à Lavaltrie.

13 logis sur 13 ont été occupés ;
61 oeufs ont été pondus ;
10 oeufs dans deux nids ont été abandonnés ;
5 oisillons trouvés morts ;
46 oisillons se sont envolés.

Quant aux hirondelles bicolores, un nichoir sur 2 a été occupé et 4 oisillons se sont envolés.

Genève

Les succès ne sont pas moins évidents ailleurs, comme à Sorel, St-Placide, Brossard, Longueuil et bien sûr à St-Hubert chez mon ami Yves Goudreault qui témoigne joyeusement d'une saison qui le remplit d'optimisme.

La plupart des nouvelles colonies de noires qui s'établissent dans la région et même au de-delà sont dépendantes de celle de St-Hubert. Yves peut donc se targuer d'être le parrain d'un bon nombre d'amateurs qui ne se doutent pas toujours que les noires transitent par St-Hubert avant de s'aventurer plus loin, autour, chez-vous peut-être.

Également, on peut dire que Denise Girard de Candiac joue un rôle tout aussi important. À son tour, elle mérite amplement le titre de marraine. Croyez-le ou non, elle aurait hébergé, encore, quelque 200 couples cette saison. De quoi alimenter la rive sud, le grand Montréal et même Laval. Pas mal ça ! Une pionnière dans le domaine, une vraie, que je remercie au nom de tous les amateurs d'hirondelles noires. Voilà une passionnée qui contribue largement, depuis quelques décennies déjà, à la propagation de l'espèce.

Donc, tous ceux et celles qui se retrouvent à moins de 50km d'une colonie active peuvent sérieusement espérer voir la binette d'un premier couple. Bientôt, je veux dire le printemps prochain.

D'après des études américaines, la majorité des hirondelles noires habitant un nichoir sont nées dans une colonie évoluant à une trentaine de kilomètres seulement. C'est par le baguage des oiseaux naissants qu'ils sont arrivés à déterminer les distances franchies pour occuper un nouveau site.

Il faut profiter de l'hiver pour astiquer vos cabanes et de l'automne pour ériger un mât. Les nombreuses hirondelles juvéniles rechercheront un nouveau site dès leur retour de migration. La colonie de Yves a logé 88 couples de noires cette saison. Profitons de cette manne !

Vos logements d'hirondelles noires sont-ils pourvus d'un système de chauffage? Je n'ai jamais cru que le froid tuait nos hirondelles, plutôt j'ai toujours eu la conviction que le manque de bouffe en était la cause première. C'est toujours ma conviction, mais à vrai dire, Yves y ajoute une subtilité qu'il me plait de préciser.

Quand le froid se manifeste raconte-t-il, les oiseaux dépensent plus d'énergie pour se réchauffer. Ils puisent ainsi dans leurs forces les plus vives. Le réveil est plutôt brutal pour ces oiseaux qui ont passé une nuit entière à se coller. Au petit matin, ils se réveillent fatigués et affamés alors même que les insectes, encore engourdis, sommeillent au sol.

Cette faim n'est pas toujours comblée d'un jour à l'autre, quand le temps froid répète sa mauvaise humeur. Cela finit par donner la mort à nos protégées. C'est très différent quand elles dorment bien au chaud, sans avoir à se débattre à cinq ou six dans le même compartiment pour conserver le peu de chaleur durement acquise.

Yves a mis au point un système de chauffage qui mérite de se répandre. Il est enthousiaste quand il affirme que ses oiseaux quittent le nid plus tardivement le matin. On comprend pourquoi, la chaleur du lit est bien invitante.

Il déclare aussi qu'il n'a jamais vu ses oiseaux aussi en forme au premier vol du matin. Ils sont effilés, les plumes bien astiquées, luisantes et aussi soyeuses que de la soie, annonce-t-il d'une voix convaincante. L'élan qui les propulse hors du nid est une invitation à l'aventure. Les cris joyeux du matin en sont la preuve. Ainsi, l'énergie économisée durant la nuit redonne aux oiseaux un entrain qui leur échapperait autrement ; une forme splendide pour chasser et survivre à nos printemps qui ressemblent trop souvent à une fin d'hiver.

Voilà une protection supplémentaire dont nos chères hirondelles noires ont largement besoin par les temps qui courent. D'après notre estimation, un bon millier de couples d'hirondelles noires se sont reproduits au Québec cette saison. Ensemble, nous pourrions faire plus pour les protéger.

À SUIVRE
Les photos de
J.C.Rousseau

Photos à venir
Patrice Bouvier (06)
Guy Desjardins (01)




HIRONBEC
228 De La Salle,
Mont-Saint-Hilaire, Québec, J3H 3C2
450-464-6094
450-464-5441 (fax)
Faites part des résultats de vos nichées de bicolores
Exemple: 1/2 (2P) (M)
Le premier chiffre indique le nombre de nichées réussies;
Le deuxième chiffre indique le nombre de nichoirs offerts;
(P) indique le nombre de pendules utilisés.
(M) indique qu'il y a eu des problèmes de moineaux;
Pour de plus amples informations, visitez la page suivante
Merci de recommander "hironbec.com"