Saison 2001 Deux très jolis nichoirs inspirés du modèle Taverner et construits par Yves Goudreault. Les nichoirs sont imposants du haut de leur mât mais il le sont davantage quand ils sont remplis d'hirondelles noires. Au moment de notre passage, en début d'août 2001, il y avait 90 couples qui se partageaient les 4 condos érigés presque côte à côte sur le terrain, à une trentaine de pieds de la maison seulement. Peut-on imaginer l'ampleur des cris de ces oiseaux quand ils sont aussi nombreux? Il ne faut surtout pas songer à prolonger une matinée au lit. Les oiseaux auront vite fait de vous sortir de vos rêves. En revanche, le plaisir de les voir sillonner la cour vaut son pesant d'or. Pour éviter l'infestation d'insectes dans les nichoirs, Yves utilisent une pièce de vapona qu'il accroche dans chaque compartiment une fois que les nids ont été complétés. Yves est formel, les insectes ne s'installent jamais dans ses nichoirs depuis qu'il est converti au vapona. Voici une procédure à suivre pour ceux et celles qui ont un nichoir habité et désuet et qui souhaite que les oiseaux s'installent rapidement dans un nouveau nichoir. Quelque soit la procédure suivie, il est très important que le nichoir d'origine reste en place au cours de la saison du changement. Dans le cas contraire, le risque de perdre la colonie est certain. À mesure que les oiseaux commencent un nid dans le vieux nichoir, on bloque l'accès à ce nid puis aux autres, à mesure que les nids débutent. On intervient ainsi jusqu'à ce que les oiseaux décident finalement de s'installer dans le nouveau nichoir. Graduellement, la colonie va s'installer complètement dans le nouveau nichoir. Pour autant, on ne retire pas le vieux nichoir au cours de cette saison de transfert, on attend la fin de la saison. L'année suivante, les oiseaux adopteront d'emblée le nouveau nichoir, sans même se rappeler de l'existence du premier. |
Saison 2003 Le virus du Nil a fait son apparition cette saison. Une douzaine d'oies en ont été touchées. On pouvait les observer en pleine santé au coucher du soleil et mortes le lendemain. Les corps ont été amenés à St-Hyacinthe pour fins d'analyse. Les autorités ont confirmé que les oiseaux sont toutes mortes du virus en question. Dommage pour ces oiseaux, ils étaient d'une grande qualité. Curieusement, durant la même période, une douzaine d'hirondelles noires ont été trouvées mortes. Est-ce un hasard ? Étaient-elles aussi atteintes du virus ? Il n'y a pas eu d'analyses dans ce cas mais la coincidence est frappante. Voilà une problématique à suivre de près. Sur une note plus gaie, les dernières hirondelles noires ont quitté le site le 9 octobre. Une femelle et son bébé. Acharnée à nourrir son dernier bébé, cette femelle refusait obstinément de partir pour le sud. Tandis que Yves envisageait de retirer le nichoir, elles sont parties ce même jour, profitant sans doute d'un vent qui leur était favorable. |