Photo : Djamel (France) |
Le moineau Voilà donc les coupables, ceux qui accaparent les cavités que nous destinons aux hirondelles. Non seulement ils défendent leur logis avec acharnement mais encore, ils s'approprient les nichoirs que nous destinons aux hirondelles bicolores, aux hirondelles noires et même aux merlebleus. Rares sont les amateurs qui n'ont pas été témoins de leur fougue meurtrière. Souvent aussi, ils s'emparent des nids des hirondelles rustiques et de celles à front blanc. Rien ne leur résiste. En désespoir de cause, lorsqu'ils ne trouvent pas de nichoirs disponibles, ils s'infiltrent dans toutes les anfractuosités possible. Partout où ils trouvent une fente pour se faufiler, ils bâtissent un nid. |
Les moineaux ont trois nichées par saison,
parfois quatre si le climat leur est favorable. Quand ils ont terminé
une nichée, ils cherchent un nouveau logis, de préférence
celui d'une hirondelle bicolore.
Ils entre vite dans le nichoir
en tuant les occupants à coup de bec. Vous pensez peut-être que nous exagérons ? Pas du tout ! Si vos hirondelles bicolores
n'ont jamais été dérangées par ces prédateurs impétueux,
patientez, ils ne sauraient tarder à se manifester. Quelques secondes suffisent
pour tout détruire. Vous le verrez ensuite piailler sur le toit de sa nouvelle demeure,
appelant fièrement sa femelle.
On le sait, les moineaux passent l'hiver au Québec. Ça explique pourquoi ils sont les
premiers à occuper les nichoirs. Si ces derniers sont mis à leur disposition trop tôt,
les moineaux ont vite fait de l'habiter. La force d'un moineau est dans son bec et ses pattes. Tout le
contraire d'une bicolore en fait qui n'a pas encore appris à le vaincre dans son propre nichoir.
Mais il y a une solution ! Nous proposons de le déjouer en installant devant l'entrée
du nichoir, un pendule anti-moineaux
C'est le seul moyen efficace connu à ce jour pour protéger nos nichées
d'hirondelles bicolores. |