
Rendez-vous des hirondelles
le 14 juin 2003 |
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C’est vrai que le ciel était gris mais la pluie s’est retenue le temps qu’a duré notre visite. Et puis les hirondelles n’avaient
pas l’air de se soucier de ce temps plutôt maussade. Même que la cacophonie des noires a été remarquée par la quinzaine d’amateurs
présents. Les têtes tournées vers les nichoirs, on pouvait apprécier les noires qui présentaient leur concert matinal, tandis que d’autres
se montraient vaillantes à transporter de multiples matériaux de construction.
À voir tous ces oiseaux qui survolaient nos têtes, les amateurs ont été captivés par ce ronronnement continu qui remplissait le site
avec une vitalité à faire oublier le soleil. Surtout pour les amateurs qui sont encore en attente d’un premier couple. Ils avaient
les yeux rivés sur les oiseaux comme s’ils avaient voulu les convaincre absolument de les suivre.
Comme il y avait encore absence de juvéniles, les chances sont minces que les noires habitent les nouveaux nichoirs cette année.
Surtout que plusieurs amateurs présents confirment la baisse des colonies dans leur région. C’est le cas de La Prairie, Longueuil,
St-Césaire, Brossard, Boucherville et bien d’autres régions aussi. Même que certaines colonies ont complètement disparu de la carte.
Il faudra une saison ou deux de plus pour que les populations se reforment et que nos nichoirs finissent enfin par accueillir ce
premier couple tant attendu.
Il y a quelques exceptions cependant. Dont Guy Beaudoin de Brossard et Mireille Primeau de Beloeil qui ont eu la chance
d'accueillir un premier couple de juvéniles à leur nichoir respectif au cours de cette semaine. J'apprends à l'instant (mardi)que deux couples
de juvéniles se sont présentés aujourd'hui chez les Dion de Mont-Saint-Hilaire. Il y a donc de l'espoir pour tous.
Curieusement, même si plusieurs colonies ont cessé de progresser un peu partout au Québec depuis les événements qu’on connaît,
c’est tout le contraire à St-Hyacinthe. Des dix-huit couples qui occupaient les nichoirs l’an dernier, il semble bien qu’on soit
en voie d’en retrouver 25 cette saison. Ce sont tous des oiseaux adultes, c’est-à-dire des oiseaux âgés d’au moins deux ans.
D’où viennent-ils donc ? Il arrive et c’est même fréquent que les juvéniles ne nichent pas la première année. Ces nouveaux adultes
qui se sont joints à la colonie de St-Hyacinthe ne devaient donc appartenir à aucune colonie en particulier.
Nous espérions apercevoir au moins quelques juvéniles affairées à la construction d’un nid, comme c’est le cas à chaque saison au
cours de la première semaine de juin. Leur présence sur le site aurait certainement contribué à l’ajout d’une bonne dizaine de nids
supplémentaires, comme c'est le cas habituellement. Malheureusement, on devra peut-être en faire notre deuil en souhaitant toutefois
que les américains en produiront suffisamment cette saison pour que les débordements de l'an prochain nous les ramènent en grand nombre.
Quelques constatations
Durant la construction des nids, les oiseaux sont davantage présents sur le site, affairés qu’il sont à construire leur nid.
C’est donc une excellente période pour les observer.
Deux nids d’hirondelles noires ont été repris par les moineaux. Après avoir chassé les occupants, ces derniers avaient commencé à
recouvrir les nids de leurs brindilles.
Un troisième compartiment avait un nid de noires bien achevé. Quatre œufs avaient déjà été pondus. Hélas, ils avaient tous été
percés par les moineaux et transportés à l’extérieur du compartiment.
Une surprise nous attendait dans le quatrième compartiment. Un moineau mort occupait le rebord du nid avec un œuf d’hirondelle
sous lui. Par contre, deux autres œufs de noires semblaient en excellent état. Il faudra attendre notre prochaine visite pour
voir si les noires occupent toujours ce compartiment.
On a beau attraper des moineaux qu’il y en a toujours autant. Sans doute que les moyens utilisés ne sont pas suffisamment drastiques.
Par leur présence, nous risquons déjà la perte de quatre nids. On peut facilement imaginer les dégâts dans les condos laissés sans
surveillance.
Les bicolores Les bicolores s’en tirent à bon compte. Aucun moineau pour les embêter, absolument aucun. Nous nous sommes limités à visiter deux
nichoirs seulement. Les bébés ont déjà atteint l’âge de sauter hors du nid si on les dérange. Et dans ce cas, c’est la mort certaine,
même s’ils sont remis dans le nichoir. Il faut donc agir avec prudence.
Par contre, les bicolores ne manquaient pas. Il y en avait partout affairées à nourrir les bébés.
Les rustiques
Les trois couples qui ont élu domicile dans la remise près de la maison s’en donnaient à cœur joie en bondissant sur Henriette
qui ne semblait nullement impressionnée. Elles sont vraiment plus agressives que les bicolores. On dirait que ces dernières ont
vite compris que la chatte ne représentait aucun danger.
Faits divers
Dans un nichoir de noires, les œufs ont été pondus directement sur le fond en aluminium. Dans un tel cas, il y a danger que les
pattes des bébés subissent des malformations importantes au cours de leur croissance. Que ce soit sur l’aluminium ou sur le bois, le mal est le même,
il vaut mieux ajouter un peu de brindilles sous les œufs, suffisamment pour aider les oisillons à s'agripper.
L’an prochain, nous allons insérer dans chaque compartiment une feuille de styrofoam qui aura été préalablement creusée en forme de
soucoupe.
Le même problème se rencontre avec les nids des bicolores et la même solution s’applique aussi.
Les pluies qui ont précédé notre visite de ce samedi n’ont affecté en rien l’état des nids des noires. On a pu constater toute
l'importance des double planchers.
EN DERNIÈRE HEURE:
Un gros raton laveur a mis la patte sur un nichoir d'hirondelles bicolores. Il s'est aussi gavé des bébés rustiques qui logeaient dans la remise. Les parents sont à refaire un nouveau nid, ailleurs.
Quelques souvenirs d'un avant-midi
Le 21 juin, sans autres avis, entre 9h et 12h, à l’heure qui convient à chacun. C'est le dernier de la saison. Bienvenue à tous et à toutes ! René |