Le deuxième rendez-vous des hirondelles
le 15 juin 2002
La température était plutôt froide et la pluie n'a en rien ralenti les 12 braves qui sont venus observer les hirondelles.

Malgré ce temps maussade qui met durement à l'épreuve notre indulgence, on peut dire que les hirondelles y ont ajouté un peu de soleil et autant de petits bonheurs qu'il y avait d'hirondelles. Comme le disait un amateur passionné, le temps n'a plus d'importance tellement les hirondelles captent toute notre attention.

Les bicolores
Tandis qu'un couple de bicolores s'affairaient à nourrir leurs jeunes, d'autres encore, petites curieuses qu'elles sont, venaient encourager les parents. À un moment donné, elles étaient cinq sur le même nichoir à se réjouir de cette petite famille qui piaillait déjà de vie. Voilà un comportement plutôt rare dans les secteurs résidentiels et pourtant tellement habituel en milieu rural. On a l'habitude de dire qu'elles sont territoriales, rien n'est plus faux une fois que le partage des nichoirs est terminé. Surtout, quand la petite famille commence à murmurer, elles sont nombreuses à venir saluer les nouveaux-nés.

Du côté des noires
Comme à chaque semaine, on a fait le tour des nichoirs d'hirondelles noires pour se rendre compte de l'évolution des nids. De ces visites hebdomadaires, nous avons eu de bonnes et de mauvaises surprises. Parmi les mauvaises, nous avons trouvé trois ou quatre oeufs à l'extérieur des nids. Notre examen a révélé que les coquilles avaient été méchamment percés par des moineaux. C'est leur façon de faire à ces petits bandits de condos. Pour affirmer leur autorité, ils vandalisent les nids d'hirondelles noires en perçant les coquilles pour les transporter plus facilement à l'extérieur. Nous avons même découvert un nid de moineaux bâti par dessus un nid de noires qui contenait déjà un oeuf. Voilà une preuve évidente qu'ils sont ravageurs et sans pitié. Une raison de plus pour les contrôler.
Dans un autre condo, cette fois c'est un moineau qui était pris au piège. Conséquence de notre visite de la semaine précédente.

La bonne nouvelle se trouve du côté des couples nicheurs. 31 couples bien comptés par notre secrétaire d'occasion Guy Beaudoin. Il y en avait 27 la semaine précédente. La ponte est sérieusement en cours aussi. Un bon nombre de nids en contenaient plusieurs. D'après nos calculs, les naissances devraient débuter cette semaine. Nous aurons sûrement la chance de les observer à notre prochaine visite, soit celle du 22 juin.

Expérience en cours
Pour isoler les compartiments en aluminium tout en les protégeant du fumier d'hirondelles, j'avais disposé dans plusieurs compartiments quelques bandes de cette toile servant de lit aux bassins d'eau. Je me demandais bien qu'elle serait la réaction des hirondelles en présence de ce nouveau matériau? Jusqu'à maintenant, les couples nicheurs n'ont fait aucun cas de ces ajouts à leur nid. Ils tolèrent donc sans peine ce matériau qui devrait leur rendre de grands services. Comme en période de froid au printemps, cette isolation devrait favoriser la conservation de la chaleur des oiseaux.

Nouveau pendule en expérimentation
Cette même bande de caouthouc est aussi utilisée dans l'expérimentation d'un nouveau pendule sans bois. Une dizaine de pendules en ont été munis et les bicolores doivent y marcher comme sur un tapis pour accéder au nid. C'est assez surprenant comme l'adaptation des oiseaux est relativement facile. Pour chacun des nouveaux pendules en expérimentation, les bicolores n'ont eu aucune hésitation à se rendre au nichoir. Je crois qu'on peut maintenant espérer un pendule sans bois, donc un pendule qui ne sera plus affecté par l'humidité et les variations de température. Il est possible pour qui en a la disponibilité d'observer ces pendules et le comportement des bicolores sur place.

Notre prochain rendez-vous des hirondelles

ce samedi 22 juin.