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La température de ce samedi 21 juin était superbe, absolument idéale pour voir les hirondelles en pleine activité.
Ils sont venus d’Asbestos, de Repentigny, de Varennes, de Laprairie, De Brossard , de Saint-Hyacinthe et de bien d’autres villes encore. Plus d’une vingtaine cette fois ont quitté leur patelin pour s’adonner à l’observation des hirondelles. Comme les deux samedis précédents, les hirondelles se sont montrées géniales en ne ménageant pas les prouesses pour épater les visiteurs. Elles étaient comme des enfants qui répètent sans cesse une comptine tant que les parents ne les ont pas applaudis.
J’avais de très belle photos à vous présenter. Des hirondeaux qui recevaient la becquée et sur une autre, un parent qui s’amusait à retenir
le pendule fermé tandis qu’un bébé sortait dangereusement la tête par dessus. Aussi, sur la même image, trois autres hirondelles se montraient curieuses en s’amusant de la situation. C’était cocasse en même temps qu’inquiétant. Rassurez-vous, tout a bien fini.
J’avais aussi à vous montrer un beau nid de noires avec une ponte bien achevée. Puis,
un couple de moineaux qui s'est emparé d'un nid d’hirondelles noires.
Et encore, il y avait ce petit caniche tout blanc qui se montrait aussi amicale que ses maîtres en répondant généreusement aux affections qu’on lui offrait.
Que dire de Fudge, cette charmante chienne dont vous avez deviné la couleur. Avec ses grandes oreilles pendantes et sa tête plutôt sympathique, elle avait des airs d’un pur Labrador. De plus, elle savait montrer son affection en multipliant les coups de langues.
Dommage que je doive me priver des ces photos qui aurait certainement coloré la présentation de ce rapport. La disquette qui les contenait a été malencontreusement effacée. Grrrrr….. !!!
Les hirondelles noires
Contrairement à la saison 2002, la ponte des œufs a pris du retard cette année. Seulement trois nids sur 26 contenaient quelques œufs. Pas un seul bébé non plus à cette date alors qu’on pouvait en compter quelques uns l’an dernier à pareille date. Pourtant, cette saison me semble plus propice aux hirondelles que 2002 alors que les noires avaient été retrouvées mortes par milliers.
Une hypothèse : Les premières hirondelles qui sont arrivées sur les sites de nidification en 2002 sont celles qui ont subi le mauvais temps de l’an dernier et qui en ont payé les frais.
Les juvéniles arrivent plus tard et par conséquent pondent plus tard. C’est ce qui expliquerait les pontes tardives de cette saison.
Le ravage des moineaux n’a pas cessé depuis notre dernière visite. Même si deux mâles ont été retrouvés pris aux pièges, leur nombre est encore considérable dans le secteur. Ils font un tort énorme aux noires. Encore une fois on a retrouvé quelques œufs qui ont été piqués par les moineaux avant d’être jetés à l’extérieur des nids.
Présence d’un moineau mort à notre visite du 14 juin
Il semble bien que le moineau tué dans un nid de noires n’ait en rien changé la suite de cette nichée. Notre visite a démontré que les noires occupaient toujours ce compartiment. C’est plutôt rare que les noires aient le dessus sur les moineaux et personne ne s’en plaindra cette fois !
Nids non achevés
Nous avons retrouvé trois nids dont les œufs ont été pondus directement sur le fond du compartiment, avec juste un peu de matériaux les entourant. Il se pourrait que les bébés développent une infirmité aux pattes, comme c’est le cas à chaque fois dans un nid de perruches non muni de cette planchette creusée qui favorise l’emprise des pattes des oisillons. En visitant le nid, il est important d’ajouter délicatement quelques fines brindilles sous les œufs.
Pour contourner le problème l’an prochain, nous ajouterons un fond creusé dans un morceau de stérofoam.
Les vestibules ou corridors
Pour la deuxième année consécutive, on a constaté que le nid des noires s’étend jusqu’au vestibule. Elles tapissent cet espace comme s’il faisait partie du nid. Cela nous questionne sur l’utilité de la deuxième entrée. D’autant plus que ces petits morceaux de bois ne facilitent pas l’ouverture des portes.
Dernières visites du site
Le 2 juillet
- 21 nids achevés dont un seul avec deux bébés âgés d’une dizaine de jours;
- Nous avons comptabilisé 35 œufs répartis dans 8 nids;
- 13 nids bien complétés en attente du premier œuf.
Le 13 juillet
-Finalement, des 26 nids du début il n’y en a que 13 qui sont vraiment occupés. Cela nous laisse croire que chaque couple construirait deux nids pour finir par en occuper un seul.
On croit que les mâles cherchent à s’accaparer de plusieurs compartiments afin de garder le contrôle sur le plus grande nombre de femelles possible.
RÉSUMÉ de la visite du 13 juillet
13 nids occupés
10 œufs
19 bébés
Note :
Nous avons trouvé un nid rempli de vers, je crois qu’il s’agit d’asticots. Il y en avait des centaines. Un bébé mort bloquait l’entrée du compartiment. Un autre est mort sous nos yeux. Les bébés n’ont pas encore de plume et on voit bien les vers qui leur colle à la peau. Nous en avons retrouvé six agglutinés sous une aile, bien accrochés à la peau. La nichée ne comprend plus que trois bébés affamés et trop faibles pour lever la tête.
Nous avons nettoyé le compartiment de toutes ces bestioles et on a refait un nouveau nid. Nos observations suivantes ne nous ont pas permis d’apercevoir le retour des parents. Je crois bien que toute la nichée a dû y passer.
Je crois bien qu'on est arrivé en retard.
Les bicolores
Les nichées tirent à leur fin, même que plusieurs nichoirs sont déjà abandonnés. Ici et là, des adultes nourrissent copieusement tandis que les visiteuses sont nombreuses et curieuses à ces nichoirs qui foisonnent de vie.
Ce qui est remarquable à cette période de la saison, ce sont les nombreux adultes qui se visitent comme si on voulait encourager les bébés en âge de prendre leur premier envol.
On serait porté à croire à des disputes mais ce n’est vraiment pas le cas. C’est plutôt la joie d’accueillir les hirondeaux sur le point de se lancer dans le grand espace.
Le décompte final n’a pas encore été officialisé mais notre dernière tournée nous assurait de 14 nichées.
Le 13 juillet
Aucune bicolore sur le terrain, tous les nichoirs sont vides. Par chance que les noires animent le site.
En conclusion
Merci à tous ceux et celles qui nous ont fait l’honneur de leur présence.
Merci aussi à Bruno et Armande, les propriétaires du site. Comme d’habitude, ils ont été accueillants et chaleureux.
Pour ceux et celles qui le souhaiteraient, vous pouvez encore visiter le site, à toute heure de la journée. Il suffit de rester un peu à l’écart des nichoirs pour observer.
À l’an prochain !
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René
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